De zending De Bremaecker, 1902-1904

Eind 19de eeuw ontstond het idee om in de Kongo-Vrijstaat de draadloze telegrafie toe te passen voor verbindingen over land.
In die tijd was er nog geen directe telegraaf-verbinding tussen België en Kongo. Telegrammen voor Kongo werden sinds 1886 langs de Engelse kabel naar Sao Paulo de Luanda gestuurd. Van daar werden ze per stoomschip, de Wall [1], naar Boma gevoerd, de toenmalige hoofdstad van de Vrijstaat. Dit omwille van de problemen met de vaste telegraaflij­nen. En op het schip moest men soms weken wachten. Dat was de grootste oorzaak van het tijdsverlies en de kost van de telegrafische correspondentie van België met de Kongo-Vrijstaat.

Maurice Travailleur (beheerder van de “Continental Office” van het MIMCC (The Marconi International Marine Communication Company Ltd), stelde voor om een deel van deze problemen op te lossen door de T.S.F. Na de contacten met Marconi sloot de MIMCC in 1901 hiervoor een contract af met de Kongo-Vrijstaat.
De zeekabel verzekerde verder de verbinding met Europa.
De Bremaecker vertelt zelf [2]: Er werd beslist een verbinding te verwezenlijken tussen Boma en Loanda door middel van de draadloze telegrafie, gezien
Loanda aan de Engelse kabel lag. Eerst zou men testen uitvoeren tussen Banana, aan de monding van de Kongostroom, en Ambrizette, meer dan 100 km ten zuiden van Banana, in het Portugese Angola. Van Banana rechtstreeks 300 km verder naar Loanda achtte men boven de mogelijkheden te liggen. Daarbij wenste men niet te moeten telegraferen over land van Boma naar Ambrizette, de ervaring in die tijd beperkte zich tot verbindingen over zee. Banana en Ambrizette bevinden zich beide op de westkust en men verwachtte dat dit zou lukken.


Men besloot in deze beide posten (Banana en Ambrizette) een volledige installatie aan te brengen als basis voor het onderzoek naar de mogelijkheid voor draadloze telegrafie in Kongo. Indien het lukte zou men ook een post plaatsen te Boma. De problemen waren met deze beslissingen deels opgelost.
De Kongo-Vrijstaat deelde in de kosten voor een som van 25.000 frank, zonder evenwel enige verantwoordelijkheid indien de proefnemingen zouden mislukken!
De Bremaecker kwam in maart 1902 te Banana aan.

[1] De “Wall”, vroeger “Luso” genoemd, stoomboot van 500 ton, was gestrand op een rots tussen Boma en Matadi, en terug vlot gemaakt door inspecteur-mekanieker Wall nadat de boot door de verzekeringsmaatschappij opgegeven was. Hij verzorgde de maandelijkse dienst Matadi-Boma-Loanda.

[2] Paul De Bremaecker, The souvenirs of a pioneer, Radio Neptune, journal of the SAIT and affiliated companies, vol III, nr 5, september-october 1952.

U vindt verder allerhande artikels uit tijdschriften en kranten die De Bremaecker’s onderzoek recenseren.

À la fin du XIXe siècle est apparue l’dée de faire appel à la télégraphie sans fil pour les liaisons terrestres dans l’État indépendant du Congo .
A cette époque, il n’y avait pas de liaison télégraphique directe entre la Belgique et le Congo. Des télégrammes pour le Congo étaient envoyés à Sao Paulo de Luanda via le câble anglais depuis 1886. De là, ils étaient emmenés par bateau à vapeur, le “Wall” [1], à Boma, alors capitale de l’État Indépendant. Cela était dû aux problèmes posés par les lignes télégraphiques fixes. Et l’on devait parfois attendre des semaines pour le bateau. C’était la principale cause de la perte de temps et de coût de la correspondance télégraphique entre la Belgique et l’État Indépendant du Congo.

Maurice Travailleur (directeur du “Bureau continental” du MIMCC (Société de communication maritime internationale Marconi) suggéra de résoudre certains de ces problèmes par la TSF. Après des contacts avec Marconi, le MIMCC conclut un contrat à cet effet en 1901 avec l’État Indépendant du Congo. Le câble maritime assurait finalement la connexion avec l’Europe.
De Bremaecker lui-même raconte [2]: Il fut décidé d’établir une connexion entre Boma et Loanda au moyen de la télégraphie sans fil, étant donné que Loanda était connecté au câble anglais. Premièrement, des tests devaient être effectués entre Banana, à l’embouchure du fleuve Congo, et Ambrizette, à plus de 100 km au sud de Banana, dans l’Angola portugais.
De Banana, en direct 300 km plus loin vers Loanda, était considéré comme étant au-dessus des possibilités. De plus, les gens ne voulaient pas avoir à télégraphier par voie terrestre de Boma à Ambrizette, l’expérience à cette époque se limitait à des liaisons maritimes. Banana et Ambrizette sont tous deux situés sur la côte ouest et on s’attendait à ce que cela fonctionne.

Il fut décidé d’installer une installation complète dans ces deux postes (Banana et Ambrizette) comme base de l’enquête sur la possibilité d’une télégraphie sans fil au Congo. Si cela réussissait, on placerait également un poste à Boma. Les problèmes furent partiellement résolus par ces décisions.
L’État Indépendant du Congo contribua aux coûts pour une somme de
25 000 francs, mais sans aucune responsabilité dans le cas où les tests auraient échoué.
De Bremaecker arriva à Banana en mars 1902.

[1] Le “mur”, anciennement appelé “Luso”, un bateau à vapeur de 500 tonnes, échoué sur un rocher entre Boma et Matadi, a été remis en état par l’inspecteur-mécanicien Wall après l’abandon du bateau par la compagnie d’assurance. Il a fourni le service mensuel Matadi-Boma-Loanda.

[2] Paul De Bremaecker, Les souvenirs d’un pionnier, Radio Neptune, journal du SAIT et de ses sociétés affiliées, vol III, n ° 5, septembre-octobre 1952.

Vous trouverez plus loin plusieurs articles de revues et de journaux faisant le point des recherches de De Bremaecker.